Hecatonchire

Intro - Bran, Lilly, Radimir 2

Bran et les choses et Ours – Des hobbits joufflus, mais pas pour longtemps

3 heures du matin

Nos héros parviennent à suivre les 2 demi-hommes jusque dans la salle du coffre sans se faire repérer notamment grâce au pied léger et à l’ouïe fine de l’apprenti-prêtresse. Gailhen chute dans les escaliers. Bran surveille les chevaux. Radimir détruit les lutins.
À la surprise générale un troisième larron vient menacer la vie de Lilly. Ca n’est personne d’autre que La Fouine. Ours est en état de choc. Bran brise une mâchoire de leprechaun. Lilly fait du tremplin sur le toit de la maison. La Fouine s’enfuit jusqu’au port où il disparaît. Le capitaine de bateau rameuté ne comprend pas l’affection apparente de Lilly pour le criminel qu’elle recherche.
Ils ne retrouvent que le masque noir de La Fouine. Cassius Dolmen leur fait donner récompense et la réputation du seigneur Radimir est faite.

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Intro - Bran, Lilly, Radimir

Bran et les choses – Un Ours bien léché

Lilly tu as rendez-vous avec Bran comme souvent pour déjeuner, alors que tu t’apprêtes à quitter le temple pour te rendre à la Chèvre tu passes par la chambre entrouverte du nouvel arrivant, encore seul. DD 15 Vol pour ne pas s’approcher de la porte, DD20 Vol pour ne pas rire à son drôle d’accent étranger.
Lilly y fait la connaissance de Gailhen.
Lilly et Bran et Radimir se retrouvent donc pour déjeuner à l’auberge de la chèvre dansante comme souvent. La tenancière Jhalessa qui vous connaît bien vous sert le plat du jour, du Roté fourré aux champignons.
Au milieu de la conversation DD5 Perception pour s’apercevoir qu’on fouille dans la bourse de Lilly.
Ours : « Chier alors j’en ai marre, même avec ce vieux tour que la Fouine m’a montré j’arrive pas à t’avoir ! Cré nom ! T’as toujours tes yeux aussi affutés, par contre tes deux amis c’est pas encore ça »
Il lève haut les bourses de Bran et Radimir
Les furies et les dieux que j’y arriverais un jour, salut Bran comment tu vas ?
Il lui décoiffe les cheveux.
« J’étais sûr de te trouver ici, tu devrais éviter les tavernes, elles t’ont jamais porté chance je crois »
« T’as réussi à te décoller Gidéon des fesses ? Comment t’as fait ? »
« Bon j’suis pas là juste pour tes jolis yeux, j’ai eu vent d’une affaire qui a l’air plutôt sérieuse et comme ça fait longtemps que t’es enfermée dans ton temple je m’suis dit que tu devais mourir d’envie de bouger un peu, hein, j’ai raison ? »
« Seulement j’pensais pas qu’on aurait autant de monde à table, il est sûr ton copain ? »
« Alors voilà c’qui s’dit c’est que deux gosses des Rohirimms seraient sur un coup béton, l’écurie près du port tu voies où elle se trouve ? Paraitrait que ce soir ils vont recevoir un des plus beaux pur-sang Calishite comme on en a jamais vu ! Sans compter le coffre de la baraque évidemment !»
« L’écurie appartient à Cassius Dolmen le constructeur de bateaux, du bourgeois comme on les aime ! Alors on fait comme d’habitude on emmène les Licteurs à l’autre bout de la ville, on se pointe avant qu’arrivent les rigolos, on les laisse ouvrir la marche et Bang! on les prend la main dans le sac, on prend la part qui nous reviens sur le butin plus la récompense du gros bonhomme et on remet les vilains à la garde »
« C’est ce soir vers 3h alors ça vous dit ? »
Ours a réussi à avoir des informations sur un casse que deux membres des Rohirimms auraient mis sur pied. C’est la quatrième fois qu’Ours réussi à faire échouer des coups comme celui-là.

L’après-midi Lilly et ses camarades vont au Panthéon prendre les cataplasmes pour Faucheur et autres potions. Chez Lilly ils récupèrent aussi l’épée de son père, Bran fait une tentative d’approche subtile de Lys avec échec critique. Faucheur ou plutôt l’ombre qu’il en reste ne tient plus debout que grâce à sa béquille et au sourire de sa grande fille.
Radimir accompagné de Gailhen retournent au temple s’approvisionner en potions nécessaires.

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Intro - Radimir

Radimir de Ralouvet – La tour et le fou

Radimir, fils du Duc de Ralouvet est invité le matin à la cour du Grand Duc. La foule qui danse s’écarte à l’annonce du Duc, à sa droite siège sa fiancée Zelda Tueurdedragons les regards sont froids, sceptiques ou juste curieux. L’arrivée de Tempurans étranger, même si nécessaire après le fauchage de ses plus éminents membres, demeure un sujet controversé. La garantit du Duc à ses partisans a été d’assigner à chacun d’eux un garde du corps dès leur arrivée

L’instruction à Ox736185fd emploie l’adresse mémoire 0×736185fd. La mémoire ne peut pas être en état ‘read’.

dans le pays, qui fournirait des renseignements sur leurs faits et gestes.
« Je suis ravi de vous revoir Altesse, je vous confie aux soins de cet homme, il est l’un des plus sûrs dont je dispose, il saura vous protéger »
Un jeune loup, choisi parmi les Licteurs, Gailhen, dont la bravoure n’a d’égale que son adresse, est présenté à son Altesse Radimir. Le jeune gaillard à la robe pourprée et au bras puissant est manifestement ravi de s’être vu confier une mission de cette importance.
Après cet entretien le bal dure encore une demi-heure au terme de laquelle la séance de justice hebdomadaire commence. Un homme à demi-conscient, une brulure impressionnante au bras gauche, les vêtements délabrés, est porté sur l’épaule de deux licteurs jusque devant le duc.
« Nous l’avons retrouvé avec ceci – le licteur tend une bourse entachée de sang et remplie de pièces d’or – cela semble venir du Grand Galgal. »
Le prisonnier : « Mais altesse mes compagnons et moi avons gagné ce butin, je vous assure qu’il n’y a eu aucun vol »
Le licteur : « Deux corps ont été retrouvés près de la Grand-route, des blessures surnaturelles ont causé leur mort Altesse »
Le prisonnier : « Je n’sais rien de tout cela mon Seigneur, je vous supplie de me croire, je suis un miséreux et je n’avais pas même de quoi manger, ayez pitié ! »
Uthlain semble hésiter alors, le regard dans le vague il n’écoute plus les suppliques de l’homme.
En moins d’une seconde le prisonnier a projeté le licteur qui le tenait par le bras gauche, une sphère violacée dans sa main propulsant le garde à travers la pièce contre le mur. Il se dégage du second licteur à sa droite et avec la baguette qu’il vient de sortir de sa botte il menace le souverain qui n’a pas bougé. La pointe de la baguette rayonne lorsque comme saisi à la gorge le sorcier s’immobilise. Le souffle coupé, ses yeux se révulsent et il perd alors connaissance.
Thorin, Roi sous la montagne rabaisse son poing et se rasseoit.
Uthlain : « Tous finissent par prendre les armes même contre leurs seigneurs légitimes, il semblerait que ce fléau n’ait pas de remède. Vous savez ce qu’il vous reste à faire »

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Intro - Lilly

13 Septembre 1382 – Lilly – « Le premier avancement »

(merci Stendhal RIP)

Le Flamine de Tempus – Gorym Harndrakkir :

Bien qu’ayant été un combattant talentueux et un tacticien hors-pair dans sa jeunesse, les effets combinés de l’âge et de rencontres qu’il tait avec précaution ont ôté à Gorym la majeure partie de son courage physique. Pour ces raisons, l’ancien général s’est retiré relativement tôt de l’exercice des armes. La purge politique qui a suivi la guerre civile l’a donc épargné et ce vieil homme aux allures inoffensives s’est retrouvé à la tête du premier culte de la ville. Ses capacités de stratège sont reconnues de tous et son avis est aujourd’hui écouté avec attention par le Synode.
Convocation de Lilly chez le Flamine :
Sur la porte tu vois de loin l’épée entourée de flammes. Les voix des hommes en prière retentissent comme dans un lieu solitaire. Au bout de dix minutes un homme pâle, vêtu de noir, vient t’ouvrir. Le portier a une physionomie singulière. La pupille saillante et verte s’arrondit comme celle d’un chat ; ses paupières immobiles annoncent l’impossibilité de toute sympathie. Cette physionomie ne montre cependant pas le crime, mais plutôt cette insensibilité parfaite qui inspire bien plus de terreur à la jeunesse. Le seul sentiment que ton regard rapide peut deviner sur cette longue figure est un mépris profond pour tout ce dont on voudrait lui parler, et qui ne serait pas l’intérêt des dieux.
Lilly lui dit qu’elle doit voir le Flamine
Sans dire une parole l’homme te fait signe de le suivre. Vous montez deux étages par un large escalier à rampe de bois. Une petite porte, surmontée d’une grande épée est ouverte avec difficulté et le portier te fait entrer dans une chambre sombre et basse, dont les murs blanchis sont garnis de deux grands tableaux noircis par le temps. Le portier te laisse seul ; un silence de mort régne dans toute la maison.
Au bout d’un quart d’heure le portier à la figure sinistre reparait sur le pas d’une porte à l’autre extrémité de la chambre, et sans daigner parler, te fait signe d’avancer. Tu entres dans une pièce plus grande encore que la première et fort mal éclairée. Les murs aussi sont blanchis ; mais il n’y a pas de meuble. Seulement dans un coin près de la porte tu as vu en passant un lit de bois blanc, deux chaises de paille, et un petit fauteuil en planches de sapin sans coussin. À l’autre extrémité de la chambre, prés d’une petite fenêtre à vitres jaunies, tu aperçois un homme assis devant une table, et couvert d’une toge délabrée ; il a l’air en colère, et il prend l’un après l’autre une foule de petits carrés de papier qu’il range sur sa table, après y avoir écrit quelques mots. Il ne s’aperçoit pas de ta présence.
Dix minutes passent ainsi et l’homme qui écrit finit par lever la tête ; tes yeux distinguent une figure longue et toute couverte de tâches rouges, excepté sur le front, qui laisse voir une pâleur mortelle. Entre ses joues rouges et ce front blanc, brillent deux petits yeux noirs pour effrayer le plus brave. Les vastes contours de ce front sont marqués par des cheveux épais, plats et d’un noir de jais.
-Voulez-vous approcher oui ou non ? dit l’homme avec impatience. Voilà l’un de vos maîtres qui m’écrit en votre faveur. Je suis assez content de l’ensemble de votre conduite. Vous êtes extrêmement imprudente et même étourdie, sans qu’il y paraisse ; cependant jusqu’ici le cœur est vaillant et la volonté sincère ; l’esprit est supérieur. Au total je vois en vous une étincelle qu’il ne faut pas négliger.
Après quinze ans de travaux, je suis sur le point de sortir de cette maison. Avant de partir, je veux faire quelque chose pour vous ; j’aurais agi deux mois plus tôt, car vous le méritez, sans cette affaire concernant l’Auberge de ce Howard. Je vous accorde ma bénédiction pour votre ordination.
Jet de volonté DD 20 pour résister à lui prendre les mains et les porter à tes lèvres
-Qu’est ceci ? s’écrit le vieux croulant d’un air fâché. Il te regarde alors avec étonnement, comme un homme qui a perdu l’habitude de rencontrer des émotions délicates.
-Eh bien ! Oui mon enfant, je te suis attaché. Les dieux savent que c’est bien malgré moi. Je devais être juste, et n’avoir ni haine ni amour pour personne. Ta carrière sera pénible. La jalousie et la calomnie te poursuivront. En quelque lieu que Tymora te place, tes compagnons ne te verront jamais sans te haïr ; et s’ils feignent de t’aimer ce sera pour te trahir plus sûrement. N’aie recours qu’à Tempus, qui t’a donné pour te punir de ta présomption, cette nécessité d’être haï ; que ta conduite soit brave.

Le Flamine t’ouvre les bras.

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L'Eveil

14 Septembre 1382 – La veille de la quête:

Au 4ème jour des festivités ordonnées par la Ville dans le temple de Tempus Vengeur au nord de la ville, l’ordination des nouveaux prêtres est un grand événement pour toute la cité. Si le premier des deux séminaristes à genou face à l’ancile sacré est le fils d’une famille ancienne le second est un cas tout particulier. Bien qu’ayant fait preuve de ses aptitudes en matière de savoir théologique et malgré ses performances physiques hors du commun le flamine de Tempus s’est longtemps opposé à l’intégration de la jeune Lilly O’Connor dans l’Ordre. En plus d’être née femme, la jeune novice a l’impudence de n’être guère plus que roturière, à cela vient s’ajouter la réputation de traine-patin qu’elle s’est évertuée à se forger avec une application sans égale. Les instances dirigeantes ont cependant choisi de forcer la main du vieil homme. En effet la vagabonde serait la fille de Faucheur de Sang – figure charismatique parmi les loyalistes lors de la dernière guerre. Son élection à ce rang prestigieux figurerait en fait la volonté d’unité que voudrait désespérément afficher le Duc.

Temple tempus

Devant l’autel nu le flamine abat la hache d’argent sur le taureau apprêté pour le sacrifice. Les novices ont les yeux tournés au sol. Leur est présentée la coupe pleine du sang chaud de l’animal qui vient couler dans la gorge des deux jeunes gens. Les râles de la bête sont couverts par la voix vitreuse du vieil officiant lorsque semblant s’ouvrir devant eux le bouclier doré se fissure. Les anciens parlent d’un lien mystérieux que se crée alors avec des mondes que les hommes ne peuvent appréhender. La conscience s’évade alors et elle entrevoit une fraction de seconde les domaines lointains et paroxystiques de l’univers.

Lilly ne s’éveille plus.

Le rituel de l’ordination affecte toujours le prêtre, celui-ci perd généralement connaissance une minute tout au plus. Comme à chaque fois qu’un mortel fait un pas vers les Royaumes au-delà du monde les flammes des braséros prennent une intense teinte rouge surnaturelle. Les fumées d’encens, les étoffes suspendues, les cris de la foule au dehors, tout semble alors se figer doucement. Comme si le temps lui-même détournait son regard des hommes perturbé qu’il est par des Forces plus anciennes que lui.

Les visages de l’assemblée en présence se tendent, sans doute l’appréhension de voir un si petit corps sombrer. Mais si le vieux Ruminant en arrive lui aussi à perdre son flegme proverbial c’est parce que sur la nuque de Lilly vient d’apparaître l’épée entourée de flammes. Un signe qu’il ne lui était encore jamais arrivé d’observer.
De vieux contes reviennent alors submerger le cerveau spongieux de l’Impétueux Chameau. Les vengeurs seraient des êtres particuliers, non seulement voués corps et âme à la réalisation des désirs les plus funestes de leur divinité tutélaire mais mus d’une volonté surhumaine ils seraient capable de laisser disait-on des traces indélébiles sur le destin des peuples. Sa retraite attendrait encore quelques temps…

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Prologue
prologue

La Guerre de Dilpur

La Guerre de Dilpur fut le théâtre de l’affrontement de deux partis – les Brandosk et les « Valiens » – pour le contrôle de la ville d’Uthmere et des cités alentour qui s’est étalée sur une dizaine d’années depuis la mort d’Uthrain le Pourpre jusqu’au sacre d’Uthlain.

Dates historiques de la région

-970 : Le Nentyarch de Tharos unifie les antiques royaumes nars sous sa bannière
-900 : Fondation de l’antique royaume de Raumathar
-160 : Destruction de Narfell et Raumathar
543 : Fondation d’Uthmere par le seigneur Uthmere de Dilpur
722 : Le grand druide de Leth prend le titre de Nentyarch, il régne sur les forêts de Rawlin et du Léthyr
1095 : Imphras unit les cités du Bief Oriental dans la nation d’Impiltur
1362 : Le Gangréné s’empare de Rawlin
1364 : Décés d’Uthrain. Uthlain est proclamé seigneur d’Uthmere, la guerre éclate.
1372 : Dernières escarmouches connues – Uthlain seul et unique souverain du Grand Duché.
1382: Aujourd’hui

Au commencement

Les gens de l’ouest du Grand-Val sont d’anciens colons d’Implitur. Uthmere – fondateur de la ville du même nom – fut lui-même membre de la noblesse d’Impiltur. Lui et ses fils appartiennent à une branche des seigneurs de Dilpur que le temps et les eaux ont lentement éloigné. Les mariages avec les familles impilturiennes et de Dilpur en particulier sont restés occasionnels et ont longtemps été l’occasion de réaffirmer l’autorité des Rois d’Implitur sur leurs marches les plus lointaines. En Impiltur le pouvoir de transmettre titres et honneurs est pareillement détenu par les hommes et les femmes.

La mort du Pourpre

Arbre genealo uthmere

A la mort d’Uthrain, le troisième et dernier fils d’Hagbard III, la question de l’héritage s’est posée brutalement. Si l’on appliquait les lois d’Impiltur alors le Duché d’Uthmere devait échoir à l’étranger Heskar Brandosk – Comte d’Ilmgarde par son père. Se sont alors formés deux partis, les partisans de la conservation du titre à un valien – le seigneur Uthlain premier en lice. Les loyalistes – beaucoup par intérêt, certains par principe – ont cherché à faire revenir le titre au seul véritable héritier du titre, Heskar Brandosk.
Les régents d’Uthmere ont alors réussi à faire passer une loi au Synode qui fixe l’impossibilité pour une femme de transmettre héritage. Cette décision rapide brusqua la décision de la puissante Maison Craft – très liée aux Brandosk – de mettre ses hommes en ordre de marche. Uthlain et ses Valiens durent répliquer en engageant une armée de mercenaires. L’or des Valiens ne ferait peut-être pas le poids face aux Craft, d’autant plus que l’ordre de Tempus était acquis à ces derniers. Estegarde et Porte de Leth se sont rangées très rapidement du coté des loyalistes. Inquiets de voir fleurir une petite bourgeoisie composée essentiellement de grand-valiens de l’est bourrus et sans vergogne l’aristocratie de ces deux villes a tout de suite su où se trouvait son intérêt, espérant ainsi asseoir leur légitime autorité sur des chefs de clan tout juste convertis à la civilisation. Parmi les mercenaires il y avait essentiellement des guerriers des clans Grand-valiens et Nars persuadés d’avoir enfin l’occasion de s’enrichir à la façon des seigneurs de l’ouest. Des Damariens furent secrètement dépêchés par le roi Tueurdedragons, il s’agissait essentiellement d’espions et d’instructeurs ; Gareth Tueurdedragons toujours contrarié de l’immobilité de l’Impiltur lors du conflit avec le Roi-Sorcier ne voyait pas pourquoi il devait sacrifier un partenariat éventuel avec Uthlain. Ce dernier lui a d’ailleurs promis son soutien concernant l’exploitation des ressources de Rawlin, ce à quoi le Nentyarch s’est toujours opposé.
Dans la première partie du conflit les forces loyalistes sont en net avantage. Aux escarmouches dans les villages voisins a rapidement suivi le siège d’Uthmere, la ville en a d’ailleurs gardé d’importantes cicatrices. C’est principalement le travail des espions Damariens qui a permis de retourner la situation. L’assassinat de plusieurs prêtres de Tempus ainsi que celui du leader de la Maison Craft a paralysé le mouvement loyaliste qui ne s’en est pas remis. Ce seraient les Valiens qui auraient réussi le coup de maître d’acheter le propre fils de Gordon Craft , mais la vérité sur cet épisode est plus qu’incertaine.

La reine Sambryl a convaincu son conseil de ne point engager le pays dans le conflit, beaucoup trouvent cette décision incompréhensible et certains pointent la faiblesse d’une souveraine vieillissante. Des raisons de politique intérieur expliquent sans doute que la reine ait ainsi laissé les Brandosk à leur sort.

Une autre couronne

La victoire des Valiens a fait émerger parmi ses leaders une volonté d’expansion nationale vers l’est. Jusqu’alors les marches d’Uthmere n’étaient considérées que comme un asile pour nobliaux en mal de reconnaissance. Au cours des 10 dernières années qui ont suivi sa victoire le jeune Uthlain a élevé nombre de chefs de clans au rang de barons et s’est auto-proclamé seul et unique souverain du Grand Duché d’Uthmere.
Les liens entre le Grand Duché et le Royaume de Damarie se sont fortement accrus. La découverte des mines d’or et de cuivre à l’intérieur du pays a sorti progressivement le Grand-Val du fossé économique qui aurait interdit toute d’indépendance durable. L’installation d’une colonie naine de Damarie dans cette zone a permis un démarrage rapide de l’exploitation et les retombées se font déjà sentir.

Nous sommes 10 ans après la guerre civile, le mariage du Duc avec la cousine de Gareth Tueurdedragons s’annonce grandiose. Le roi sous la montagne Thorin, maître de la cité florissante de Keled-Zaram est l’invité d’honneur pendant les festivités.

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