Hecatonchire

Intro - Lilly

13 Septembre 1382 – Lilly – « Le premier avancement »

(merci Stendhal RIP)

Le Flamine de Tempus – Gorym Harndrakkir :

Bien qu’ayant été un combattant talentueux et un tacticien hors-pair dans sa jeunesse, les effets combinés de l’âge et de rencontres qu’il tait avec précaution ont ôté à Gorym la majeure partie de son courage physique. Pour ces raisons, l’ancien général s’est retiré relativement tôt de l’exercice des armes. La purge politique qui a suivi la guerre civile l’a donc épargné et ce vieil homme aux allures inoffensives s’est retrouvé à la tête du premier culte de la ville. Ses capacités de stratège sont reconnues de tous et son avis est aujourd’hui écouté avec attention par le Synode.
Convocation de Lilly chez le Flamine :
Sur la porte tu vois de loin l’épée entourée de flammes. Les voix des hommes en prière retentissent comme dans un lieu solitaire. Au bout de dix minutes un homme pâle, vêtu de noir, vient t’ouvrir. Le portier a une physionomie singulière. La pupille saillante et verte s’arrondit comme celle d’un chat ; ses paupières immobiles annoncent l’impossibilité de toute sympathie. Cette physionomie ne montre cependant pas le crime, mais plutôt cette insensibilité parfaite qui inspire bien plus de terreur à la jeunesse. Le seul sentiment que ton regard rapide peut deviner sur cette longue figure est un mépris profond pour tout ce dont on voudrait lui parler, et qui ne serait pas l’intérêt des dieux.
Lilly lui dit qu’elle doit voir le Flamine
Sans dire une parole l’homme te fait signe de le suivre. Vous montez deux étages par un large escalier à rampe de bois. Une petite porte, surmontée d’une grande épée est ouverte avec difficulté et le portier te fait entrer dans une chambre sombre et basse, dont les murs blanchis sont garnis de deux grands tableaux noircis par le temps. Le portier te laisse seul ; un silence de mort régne dans toute la maison.
Au bout d’un quart d’heure le portier à la figure sinistre reparait sur le pas d’une porte à l’autre extrémité de la chambre, et sans daigner parler, te fait signe d’avancer. Tu entres dans une pièce plus grande encore que la première et fort mal éclairée. Les murs aussi sont blanchis ; mais il n’y a pas de meuble. Seulement dans un coin près de la porte tu as vu en passant un lit de bois blanc, deux chaises de paille, et un petit fauteuil en planches de sapin sans coussin. À l’autre extrémité de la chambre, prés d’une petite fenêtre à vitres jaunies, tu aperçois un homme assis devant une table, et couvert d’une toge délabrée ; il a l’air en colère, et il prend l’un après l’autre une foule de petits carrés de papier qu’il range sur sa table, après y avoir écrit quelques mots. Il ne s’aperçoit pas de ta présence.
Dix minutes passent ainsi et l’homme qui écrit finit par lever la tête ; tes yeux distinguent une figure longue et toute couverte de tâches rouges, excepté sur le front, qui laisse voir une pâleur mortelle. Entre ses joues rouges et ce front blanc, brillent deux petits yeux noirs pour effrayer le plus brave. Les vastes contours de ce front sont marqués par des cheveux épais, plats et d’un noir de jais.
-Voulez-vous approcher oui ou non ? dit l’homme avec impatience. Voilà l’un de vos maîtres qui m’écrit en votre faveur. Je suis assez content de l’ensemble de votre conduite. Vous êtes extrêmement imprudente et même étourdie, sans qu’il y paraisse ; cependant jusqu’ici le cœur est vaillant et la volonté sincère ; l’esprit est supérieur. Au total je vois en vous une étincelle qu’il ne faut pas négliger.
Après quinze ans de travaux, je suis sur le point de sortir de cette maison. Avant de partir, je veux faire quelque chose pour vous ; j’aurais agi deux mois plus tôt, car vous le méritez, sans cette affaire concernant l’Auberge de ce Howard. Je vous accorde ma bénédiction pour votre ordination.
Jet de volonté DD 20 pour résister à lui prendre les mains et les porter à tes lèvres
-Qu’est ceci ? s’écrit le vieux croulant d’un air fâché. Il te regarde alors avec étonnement, comme un homme qui a perdu l’habitude de rencontrer des émotions délicates.
-Eh bien ! Oui mon enfant, je te suis attaché. Les dieux savent que c’est bien malgré moi. Je devais être juste, et n’avoir ni haine ni amour pour personne. Ta carrière sera pénible. La jalousie et la calomnie te poursuivront. En quelque lieu que Tymora te place, tes compagnons ne te verront jamais sans te haïr ; et s’ils feignent de t’aimer ce sera pour te trahir plus sûrement. N’aie recours qu’à Tempus, qui t’a donné pour te punir de ta présomption, cette nécessité d’être haï ; que ta conduite soit brave.

Le Flamine t’ouvre les bras.

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OmarLeCrabe

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